• LoRa

STYLISME ET MODÉLISATION 3D

Mis à jour : mai 4

Pour quelles raisons un styliste d'accessoires de mode doit-il maîtriser la 3D?




La conception assistée par ordinateur fait partie intégrante de la vie d’un designer produit, qui y est initié dès le début de son apprentissage du métier. Ce n’est pas le cas d’un designer d’accessoires de mode. GROSSE ANOMALIE !!!


Qu’on n’en parle pas, ni ne l’enseigne aux futurs stylistes se spécialisant dans le vêtement, à la limite, je peux encore le comprendre. En effet, la toile et le buste permettent très rapidement de voir et de travailler l’idée en volume. Tous les stylistes le savent, c’est une étape qu’il faut très rapidement aborder si on veut avoir un design abouti dans un temps optimal. Il est très rare que le vêtement final soit conforme au croquis, sauf si bien sûr on a dessiné une jupe crayon classique. Expérimenter, rechercher des formes et volumes, tester, effectuer des modifications et des réglages, affiner ses idées ne posent aucun problème pour peu qu’on ait des bouts de tissus et autres babioles à disposition. Par contre, pour créer des accessoires, l'utilisation exclusive du salpa ou du papier est souvent insuffisante même si son efficacité est incontestable dans certains. Pour créer par exemple un sac à main, en n’utilisant que des apprêts métalliques et accessoires disponibles dans le commerce, c'est suffisant. Par contre, lorsqu'il s'agit de chaussures, de bijoux ou d'objets rigides, cette méthode trouve ses limites. Combiner son utilisation avec la modélisation et/ou l’impression 3D est bien plus efficace.

La 3D est à la création d'accessoires ce que la toile et le buste sont à la création de vêtements.

J'aurai préféré avoir eu conscience, d'emblée, de cette réalité. En effet, bien que je me sois intéressée à la 3D dès le début de mon année de spécialisation en accessoires de mode, je n’ai pas fait l’effort d’approfondir cette technique.


Pourquoi ai-je stagné dans l'apprentissage la 3D???


- Parce que cela n’était pas proposé dans le cursus, alors que des cours de modèle vivant l'étaient, va savoir pourquoi l’administration pensait qu’il était préférable pour un créateur de sac à main de continuer d'apprendre à dessiner une femme nue. Il aurait mieux valu m'enseigner une technologie d'avenir en pleine expansion, du fait de la démocratisation des imprimantes 3D. L'entrée de gamme est à 150 euros!


- Parce que je n’y connaissais rien et qu'en plus les logiciels paraissent toujours très compliqués pour un non initié. La notion que la 3D n'était pas pour moi me tournait en boucle dans la tête. De plus, malgré ma tentative d’apprentissage de Blender, un outil parmi les autres, je n'y comprenais toujours rien.


Or, comme vous pouvez le voir dans les photos ci-dessous, la 3D m’était indispensable dans le développement de mes différents projets d’études. J’ai travaillé en collaboration avec Geoffrey, un étudiant en graphisme qui a appris la modélisation en autodidacte.


Actuellement, comme toutes styliste « fresh off the school » , j’enchaîne les stages en dans l'attente de décrocher un VRAI travail (pas facile la vie d’artiste) et "en même temps" je développe des projets personnels. Je collabore toujours avec Geoffrey, mais parce qu'il est absorbé,lui aussi, par son avenir, il est moins disponible. C'est normal. Je n’ai donc pas eu d'autre choix que de me jeter à l’eau. Se faire un peu violence, balayer les appréhensions et avancer, c’est ce que j’ai fait voici un mois. Sachant que Blender n’était pas pour moi, n’y avait -t-il pas un outil mieux adapté à ma logique pour devenir autonome?

Et bien si! Les détails suivront dans un prochain article.

  • Icône Facebook blanc
  • Icône Instagram blanc
  • Blanc LinkedIn Icône

2020 - LORA & ZEBOUTIN

Laetitia, Styliste débutante, dans la recherche et développement de produits de mode. Je partage mon expérience de styliste vêtements et accessoires de mode.